Quel caisse enregistreuse utiliser dans une boulangerie ? Déterminons tout d’abord  ce qui caractérise les boulangeries par rapport aux autres commerces de détail, cela nous aidera à définir les caractéristiques d’une solution de caisse adaptée à la boulangerie-pâtisserie et à mieux choisir parmi les offres disponibles .

Caractéristique des boulangeries-pâtisserie et conséquences sur le choix d’une caisse enregistreuse

1. Une fréquentation élevée : dans une boulangerie, le nombre de clients est très important, mais ceux-ci ne restent que quelques minutes ou parfois moins dans le magasin. En période de pointe, il est indispensable de pouvoir traiter chaque demande le plus rapidement possible. Le système d’encaissement devrait donc être le plus rapide possible.

boulanger-caisse2. De faibles montants par transaction : dans une boulangerie, le pain représente plus de la moitié des recettes, or le pain est une denrée peu coûteuse, on ne sera donc pas surpris d’apprendre que le panier moyen soit d’environ 2,50 à 3 euros (source APCE).

Il est évidemment indispensable de pouvoir accepter les paiements par carte bancaire pour les commandes importantes, généralement pour la pâtisserie, mais il faut également pouvoir encaisser de faibles sommes, même si le client ne dispose pas d’espèces. On verra plus bas les diverses solutions envisageables.

3. Un nombre de produits limité : une boulangerie n’a pas à gérer plusieurs centaines de références comme dans un supermarché. Cependant, il est utile de disposer de la fonction catalogue de produit : il s’agit d’une liste de produits/prix, accompagné éventuellement d’une photo, crée par le commerçant et ajoutée à la base de donnée de l’application. Lors du passage en caisse, il n’y a plus qu’à cliquer sur la photo ou le nom du produit ; cela accélère le processus et permet de recueillir automatiquement  des informations sur les ventes.

4. Pas de stock : ce qui est vendu est généralement consommé le jour même et a une durée de vie limitée. Il n’y a donc pas de stock important à gérer, comme dans une épicerie par exemple. On peut donc envisager l’acquisition d’un logiciel de caisse qui ne gère pas les stocks.

boulangerie-patisserie

Que peut-on également attendre d’un système de caisse ?

Dans une véritable boulangerie-pâtisserie, qui produit tout sur place, le montant de l’investissement que représente l’achat de matériel étant extrêmement élevé, environ 100 000-150 000 euros, le coût d’acquisition de la caisse enregistreuse passe au second plan, on recherchera surtout la simplicité d’utilisation et l’absence de frais d’entretien cachés.

Les caisses tactiles modernes sont capables d’enregistrer les transactions, d’envoyer des données qualitatives et quantitatives à un serveur distant connectée au Cloud, ce qui facilite la comptabilité, et offre également des informations très intéressantes sur les ventes, par exemple la valeur du panier moyen ou encore le nom des produits les plus vendus. Il serait dommage de se priver de toutes ces fonctionnalités.

Le matériel doit bien sûr être solide, mais également faciles à entretenir et à mettre à jour au niveau logiciel. Pouvez-vous facilement faire la mise à jour vous-même ? Se fait-elle de manière automatique ou faut-il recourir à un technicien ? Y a-t-il des frais de maintenance ?

Dans un nombre croissant de boulangerie, le traditionnel tiroir-caisse n’est plus utilisé, car il est remplacé par des machines capables d’accepter pièce, billet est de rendre la monnaie.

La caisse enregistreuse pour boulangerie idéale en résumé :

Une bonne caisse enregistreuse doit au minimum :

  • Être rapide
  • Accepter tout type de paiement, y compris les faibles montants non réglés en espèce
  • Posséder un catalogue de produit facilement accessible pour accélérer le passage en caisse

La caisse idéale est en plus :

  • Facile à mettre à jour, sans maintenance
  • Connectée au Cloud
  • Capable de fonctionner « offline » en cas de coupure d’internet

Les différents types de caisses pour boulangerie

Les caisses tactiles grand-format

Ces caisses sont conçues spécifiquement pour le commerce de détail, voir paramétrées pour le secteur de la boulangerie (demie baguette, part de tarte etc.).

Conçues autour d’un véritable ordinateur, tournant souvent sur Windows, ces caisses sont dotées d’un grand écran tactile permettant d’accéder très rapidement aux produits les plus vendus. Certaines sont même capables de « s’interfacer » avec les caisses automatiques (les appareils qui acceptent les espèces et rendent automatiquement la monnaie). Exemple : les solutions commercialisées par Crisalid

Inconvénients : un coût d’acquisition élevée (environ 3000 euros) et des coups coûts de maintenance supplémentaire. Il faudra également acquérir ou louer un terminal pour lire les cartes bancaires.

Les solutions à base d’iPad

L’iPad, étant un mini ordinateur, assez solide et fiable, on peut facilement le transformer en matériel d’encaissement en utilisant des applications de caisse et des accessoires complémentaires (en savoir plus sur les caisses enregistreuses pour iPad).

Les mises à jour logicielle sont très simples, puisqu’il suffit de mettre à jour l’application dans l’App Store. Toutes ces solutions stockent les données dans le Cloud, il n’y a donc pas de mise à jour du back-office du côté utilisateur, puisqu’elles sont faites au niveau du serveur.

Les logiciels de caisse des boulangeries ne nécessitent pas l’ajout de fonctionnalités particulières, comme dans le cas des applications dédiées à la restauration, on pourra donc utiliser une solution généraliste.

SkyTill et TacTill  sont deux solutions de caisse fonctionnant sur iPad, elles sont conçues en France. Elles offrent la possibilité de créer des catalogues de produits et de gérer les stocks,  mais ne comportent pas de système d’encaissement des carte bancaire. On peut y ajouter facilement un tiroir-caisse, une douchette etc. Par rapport à une caisse tactile grand-format, les coûts d’acquisition sont réduits mais il faut s’acquitter d’un abonnement mensuel.

Les lecteurs de carte bancaire (mini-TPE) iZettle et SumUp se connectent à une application sur iPad avec les fonctions de base d’une caisse enregistreuse.

Alternatives : iZettle, Smile & Pay et SumUp, trois sociétés qui proposent chacune un mini-lecteur de carte bancaire connectée par Bluetooth à l’iPad et une application qui ne se limite pas à l’encaissement des paiements par carte.

iZettle et SumUp disposent de la fonction catalogue de produits alors  que Smile&Pay se limite à l’encaissement (mais propose en plus un lecteur de carte avec imprimante intégrée). Seule iZettle gère les stocks, mais ce n’est pas utile en l’occurrence.

À noter que les trois lecteurs sont capables de lire les cartes sans contact, ce qui est un réel atout pour une boulangerie.

Ces services prélèvent une commission à chaque transaction : un taux fixe de 1,75 % pour iZettle et SumUp, un taux glissant compris entre 1,4 et 2,4 % TTC pour Smile&Pay, en fonction du volume de transactions.

Voir aussi: La caisse tactile de SumUp : faut-il opter pour cette solution de caisse ?

Les taux de commission de ces derniers services peuvent sembler élevés au premier abord, mais pour un magasin comme une boulangerie dont la valeur moyenne des transactions est peu élevée, ils sont en réalité plutôt avantageux.

Beaucoup de terminaux de paiement traditionnels incluent en sus une commission forfaitaire, par exemple 10 centimes. Si un client paie par exemple 7,50 euros avec sa carte bancaire, la commission pour un taux de 1,75 % s’élève à 13 centimes. Dans le cas d’un terminal classique avec un taux de 0,8 % le montant total de la commission s’élève à 16 centimes, en tenant compte de la somme forfaitaire de 10 centimes.