En 2020, dans le secteur des terminaux de paiement, un acteur a fait une entrée remarquée dans le catalogue des mainteneurs et monéticiens français : il s’agit de l’entreprise chinoise Pax Technology.

Ce fabricant n’est pas encore aussi connu en Europe que le français Ingenico ou l’Américain Verifone, mais il va beaucoup faire parler de lui.

Logo de Pax

À l’heure actuelle, les terminaux de Pax ne sont pas largement distribués par les banques contrairement à ce que l’on observe avec les terminaux d’Ingenico et Verifone, mais la situation devrait rapidement évoluer.

 

En septembre 2020 Pax concluait, un accord avec Avem, un acteur important du secteur de la monétique, qui équipe les clients du Crédit Agricole.

Cependant certains terminaux Pax sont déjà accessibles à tous, puisqu’on les trouve au catalogue des monéticiens comme VTPE, Web Monétique ou encore Smile and Pay et Yavin, qui proposent des solutions indépendantes des banques aux petits entrepreneurs.

PAX Technology, une entreprise en forte croissance

Pax Technology a été fondé en 2001 à Shenzhen, appelé parfois la « Silicon Valley chinoise ». Cette agglomération de plus de 13 millions d’habitants, située au nord de Hong Kong, concentre en effet un grand nombre d’ingénieurs au mètre carré et abrite le siège de Huawei et Foxconn, le célèbre sous-traitant d’Apple.

Les 1700 employés de Pax ne sont pas aussi nombreux que les 8000 d’Ingenico, mais d’après Pax, plus de 50 % sont des ingénieurs.

Vue de Shezhen

Vue de Shenzhen, où Pax Technology a son siège.

Pax est présent sur les cinq continents, dans plus de 120 pays. En 2018, Pax était déjà leader en Amérique du Sud avec 37% des terminaux livrés, et au cinquième rang des fournisseurs de terminaux en Europe d’après le Nilson Report (PDF). La super région EMEA (Europe, Moyen-Orient-Afrique) enregistrait une croissance de 36 % du chiffre d’affaires par rapport à l’année précédente.

À la bourse de Hong Kong, le cours de Pax reçoit l’attention des spéculateurs et enregistre une hausse de 96 % depuis le début de l’année 2020.

Des terminaux innovants

Pax commercialise des appareils qui fonctionnent en absence ou en présence de personnel. Dans le premier cas, on trouve par exemple des appareils classiques pour stations-service, ou bien d’étonnant distributeurs d’aliments et de billets pourvus d’écran géant.

Du côté des terminaux utilisable dans des commerces, Pax présente une gamme complète : terminaux mobiles en 3G ou 4G, ou terminaux mobiles connecté au réseau avec un smartphone. Pax a conçu aussi des modèles hybrides, utilisables comme caisses enregistreuses tactiles, par exemple, le Pax E500.

Image : Pax

L’E500 de Pax un mélange réussi de TPE et de caisse enregistreuse.

Cela dit, ces appareils ne sont pas tous commercialisés en France. Parmi les modèles disponibles pour les petits commerces et les indépendants, on peut mentionner les modèles Pax D200 et S920, qui sont des terminaux sous Linux, et surtout le Pax A920 sous Android. Ce dernier terminal montre que Pax a réussi à se hisser au niveau des meilleurs.

Le modèle A920 conserve le format habituel des terminaux de paiement mobile avec imprimante mais l’écran tactile occupe 80 % de la façade avant. Il comporte le lecteur de codes-barres indispensable pour encaisser les paiements par QR code des clients asiatiques.

Image : Smile and Pay

Super Smile de Smile and Pay

Le Pax A920 a été choisi par la société parisienne Smile and Pay pour son terminal customisé, le Super Smile.

L’intérêt de ce progrès technologique n’est pas seulement esthétique : un grand écran couplé à un système d’exploitation Android ouvre la voie à de très nombreuses applications, notamment un système de caisse intégrée fonctionnant en complément ou à la place d’une caisse tactile classique.

Pax suit la tendance mondiale et migre petit à petit du système Prolin basé sur Linux vers PayDroid, basé sur Android, comme Verifone et ses terminaux Carbon.

Pax est-il là pour longtemps en France ?

À notre avis, oui.

L’effervescence est visible autour des produits Pax, de la part des start-ups aussi bien que des grands groupes.

Vous ne prenez pas de risque à opter pour un modèle de ce fabriquant, qui apporte une concurrence bienvenue au pays d’Ingenico, dont la branche « terminaux de paiement » devraient prochainement être cédée par Worldline, son nouveau propriétaire.